• Ave imperator, fimotori te salutant !

    Je vais finir par demander des royalties à Staedler, en raison du nombre de fois où je dis ou écris le mot "Fimo". En fait, c'est une très bonne argile et j'aime bien travailler avec la "Classic", mais j'emploie aussi la Premo et la Sculpey III, en fonction des besoins et des stocks.

    L'instant d'avant, je ne connaissais rien au monde de l'argile polymère, l'instant suivant j'avais mes premiers blocs de pâte entre les mains. Si j'avais déjà beaucoup peint par le passé, je n'avais que deux ou trois petites sculptures à mon actif, éparpillées tout au long du fil de ma vie., ainsi qu'un chat en terre cuite, réalisé à l'atelier de poterie, lors de vacances en France. Expérience zéro donc, et pour toute connaissance technique le contenu du microscopique mode d'emploi collé sur les paquets de Premo. Autrement rien, nada, nopes.

    Pourtant, j'étais aussi impatient qu'un gosse face à ses cadeaux de Noël. J'ai donc fabriqué quelque chose très vite, et je l'ai cuit "pour voir ce que ça donne"... Naturellement, c'est un chat. Deux même. Celui de gauche qui est mon tout premier essai est un peu plus brut de coffrage que le second. Deux petites Hansa pour lesquelles le temps de cuisson a été plus long que celui de création. Comme je les trouve émouvantes et que ce sont mes premiers essais, je les garde jalousement. Des chats, j'en ai fait quelques uns depuis.

     


    3 commentaires
  • Devant la pression de l'étonnement général, "Qwâ, tu n'as MEME pas de blog ?!!", j'ai fini par céder...

     Bon d'accord, c'est pour une bonne cause, "communiquer". Communiquer des dessins, des projets, des créations en polymère, mais aussi parler de trucs de métier, d'envie et un peu d'évasion. Bien sûr, je pourrais enrichir encore mes pages Facebook, que j'ai déjà bourrées de photos de chats, mais finalement, je crois que je vais préférer un environnement plus personnel, et donc donner raison à tous ces "Qwââ ?".

     C'est vrai aussi que pour un informaticien, manquer de blog, cela pouvait faire tache. Mais ce n'était pas une action si immédiate, car on passe à un niveau supérieur. Il faut trouver un nom, une justification, une signature ("TZ"). Le "perso, juste pour soi" devient soudain "public". Un peu comme le salon quand on reçoit belle-maman, il faut remettre les objets à leur place, réduire à l'essentiel, nettoyer tout et même plus encore. Finalement, c'est bien utile dans l'évolution globale. D'autre part, Albert Einstein prétendait que si on n'était pas capable de faire comprendre quelque chose à un enfant de huit ans, c'est qu'on ne l'avait pas comprise soi-même. Me voilà averti pour les tutos ;-)

     A l'origine de cette démarche, il y a les bijoux en argile polymère, plus communément appelée Fimo, même si on utilise aussi de la Sculpey ou de la Kato. Il y a là une incroyable communauté d'artistes de tous niveaux, depuis les débutantes qui se débattent dans les problèmes techniques jusqu'à celles dont on prononce le nom avec un total respect, tellement ce qu'elles produisent est beau.

     Avez-vous remarqué que j'ai mentionné ces artistes au féminin : c'est qu'il y a un max de filles là-dedans ? Tellement même que je me demande parfois comment j'ai pu tomber dans cette soupe-là, et y prendre tellement de goût. C'est vrai que nager au milieu des filles, ce n'est pas désagréable, hi-hi. Pas de panique, je suis un garçon sage ; de plus, je "fimote" avec ma femme. C'est elle le "Z" de "TZ".

     L'argile polymère, c'est un moyen simple (du moins en théorie) de créer un objet tridimensionnel. Et c'est ce que je cherchais depuis de très nombreuses années, ne connaissant alors que des méthodes plus traditionnelles, genre sculpture du bois, etc. Avec ce médium fantastique, je retrouve mon âme d'enfant et découvre avec plaisir les arcanes secrets de ce monde magique.

     Comme dans tout processus de création, on trouve les aînés. Ceux qui étaient là avant et qui servent de modèle, notamment sur le plan technique. Car s'il est simple de cuire un bloc d'argile polymère, réaliser un projet complexe demande une connaissance approfondie du processus de création. Et comme toujours, après un long chemin, cela devient simple. Merci donc à eux d'avoir jeté les bases de notre art.

     Une chose encore m'amuse dans cet univers : le vocabulaire. Des mots comme "patouillage", "tuto", "pâte beurk" ou "scratch" ponctuent les phrases des filles lors des stages ou des échanges sur les blogs.

     Voilà pour l'essentiel de ce premier billet. A bientôt les premières images de bijoux. A l'occasion, je mettrai aussi des dessins et des peintures, et enfin, ce blog va être un home parfait pour mes chats, ces gardiens de la maison. Mââouw.

     A bientôt,

     TZ

     


    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique